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VACHES DE .........VACHES.

Lors d'un récent séjour sur la rive gauche du Rhin, nous avons relevé cet article inscrit dans le quotidien régional "l'Alsace - numéro du 12, octobre 2003.

Qui aurait pensé que les noires d'Hérens ou les plus sveltes schmytoises étaient devenues si belliqueuses à cause... du bio ? Certes, nous savions qu'entre elles les combats s'affichaient couramment mais de là à attenter aux paisibles randonneurs...

Les vaches suisses de plus en plus............ vaches

Les vaches suisses sont de plus en plus agressives depuis l'introduction de nouvelles techniques d'élevage qui les rapprochent de la nature: les nombreux randonneurs qui écument chaque année les alpages helvétiques sont invités à se méfier des coups de corne.
La bonne vieille vache suisse de carte postale, avec sa cloche et sa robe fauve, paisible à l'image du pays, n'est plus ce qu'elle était : avec la mode du "bio", les éleveurs laissent de plus en plus souvent leurs vaches en liberté pendant des mois dans les pâturages en compagnie de leur veau, voire d'un taureau, explique Philippe Cossy, conseiller au Service de prévention des accidents dans l'agriculture (SPAA).
"Forcément, la vache retrouve des instincts beaucoup plus proches de ceux des animaux sauvages. Son instinct de défense se développe, elle devient beaucoup plus méfiante et agressive avec tout ce qui est étranger, que ce soit l'homme ou les autres animaux", explique le spécialiste. Les pouvoirs publics sont en partie à l'origine de ce retour à la nature en encourageant les éleveurs à produire de la viande, ce qui les amène à laisser les veaux téter leur mère. "
Les temps ont changé observe". observe M. Cossy. "Autrefois les vaches rentraient à l'étable tous les soirs pour la traite Maintenant de plus en plus elles n'ont plus le contact quotidien avec l'homme, elles ne rentrent que l'hiver". Pour obtenir le label bio pour leur viande les éleveurs abandonnent aussi l'insémination artificielle et laissent le taureau au milieu du troupeau. "Dans ces cas là, il faut beaucoup se méfier surtout si les vaches sont en chaleur, car le taureau défend son troupeau par instinct", avertit M. Cosy.
Les agriculteurs sont les premières victimes de la vindicte bovine. Un cinquième des accidents frappant les paysans sont le fait d'animaux : pieds écrasé coups de corne ou même innocents coup de queue dans les yeux, qui peuvent valoir plusieurs jours d'arrêt de travail. En 2001, 501 paysans suisses ont été victimes d'animaux divers, contre 240 l'année précédente. Début juillet, prés Locarno un employé de ferme âgé de 27 ans, a ainsi été grièvement blessé par une vache qui l'a chargé puis piétiné alors qu'il avait saisi son veau.
Mais le million de randonneurs qui arpentent chaque année la Suisse sont tout aussi menacés. "ll y a de plus en plus d'accidents", témoigne M. Cossy: " typiquement il s'agit de gens qui se promènent avec leur chien car les chiens affolent le bétail et souvent la vache charge pour se défendre. On assiste alors à des mises à terre, à des piétinements". Dans ce cas le bon réflexe est de lâcher le chien qui court plus vite que la vache et parvient généralement à s'enfuir sans que son maître soit inquiété. Il faut également éviter d'être derrière un bovin, leur parler doucement, éviter de courir et de faire des gestes brusques.

aAlors qu'en est-il de nos fières abondancières et autres tarines ou comtoises? Elles aussi sont-elles devenues guerrières?
La méfiance est-elle toujours de mise quand le randonneur cherche son cheminement en alpage au milieu d'un troupeau?
Nous nous souvenons d'un cas d'agression sur le GR5 vers la ferme des Trables, limites communales supérieures de Bernex, Chevenoz et Vacheresse. La jeune future énarque, victime sans blessure, d'un assaut, n'avait pas manqué de rédiger un copieux rapport mettant en cause sous-préfet, maires, fermiers, baliseurs, syndicats d'initiative etc... N'ayant pas pu prouver avec exactitude le lieu du fait divers, le dossier fut classé sans suite...

Nous prenons à notre compte ce sage conseil donné cet été aux randonneurs par un alpagiste des Aravis : se balader avec une robuste trique ou un bâton télescopique... utile pour les rotules, mais aussi pour écarter un bovin trop curieux, ou mettre en fuite une vipère souhaitant partager le sentier...

Pour suivre ce dossier, nous proposons à nos amis lecteurs de nous faire part de toute rencontre plus ou moins amicale avec le "peuple ruminant".

Georges Hyvernat

   23-Mar-2007