Bienvenue
sur le site du
Comité Départemental
de la Randonnée
Pédestre de la Haute-Savoie 3 ave de la Plaine - 74000 ANNECY - tél/fax : 04 50 51 3926
|
||||
VACHES DE .........VACHES.
Lors
d'un récent séjour
sur la rive gauche du Rhin,
nous avons relevé cet
article inscrit dans le quotidien
régional
"l'Alsace - numéro
du 12, octobre 2003.
Qui aurait pensé que les
noires d'Hérens ou les
plus sveltes schmytoises étaient
devenues si belliqueuses à
cause... du bio ? Certes, nous
savions qu'entre elles les combats
s'affichaient couramment mais
de là à attenter
aux paisibles randonneurs...
Les
vaches suisses de plus
en plus............ vaches
Les
vaches suisses sont de plus
en plus agressives depuis l'introduction
de nouvelles techniques d'élevage
qui les rapprochent de la nature:
les nombreux randonneurs qui écument
chaque année les alpages
helvétiques sont invités
à se méfier des
coups de corne.
La bonne vieille vache suisse
de carte postale, avec sa cloche
et sa robe fauve, paisible à
l'image du pays, n'est plus ce
qu'elle était : avec la
mode du "bio", les éleveurs
laissent de plus en plus souvent
leurs vaches en liberté
pendant des mois dans les pâturages
en compagnie de leur veau, voire
d'un taureau, explique Philippe
Cossy, conseiller au Service
de prévention des accidents
dans l'agriculture (SPAA).
"Forcément, la
vache retrouve des instincts
beaucoup plus proches de ceux
des animaux sauvages. Son instinct
de défense se développe,
elle devient beaucoup plus méfiante
et agressive avec tout ce qui
est étranger, que ce soit
l'homme ou les autres animaux",
explique le spécialiste.
Les pouvoirs publics sont en
partie
à l'origine de ce retour
à la nature en encourageant
les éleveurs à produire
de la viande, ce qui les amène
à laisser les veaux téter
leur mère. "
Les temps ont changé
observe". observe
M. Cossy. "Autrefois
les vaches rentraient à l'étable
tous les soirs pour la traite
Maintenant de plus en plus
elles n'ont plus le contact
quotidien avec l'homme, elles
ne rentrent que l'hiver".
Pour obtenir le label bio
pour leur viande les éleveurs
abandonnent aussi l'insémination
artificielle et laissent
le taureau au milieu du troupeau. "Dans
ces cas là, il faut
beaucoup se méfier
surtout si les vaches sont
en chaleur, car le taureau
défend son troupeau
par instinct", avertit
M. Cosy.
Les agriculteurs sont les
premières
victimes de la vindicte bovine.
Un cinquième des accidents
frappant les paysans sont le
fait d'animaux : pieds écrasé
coups de corne ou même
innocents coup de queue dans
les yeux, qui peuvent valoir
plusieurs jours d'arrêt
de travail. En 2001, 501 paysans
suisses ont été
victimes d'animaux divers, contre
240 l'année précédente.
Début juillet, prés
Locarno un employé de
ferme
âgé de 27 ans, a
ainsi été grièvement
blessé par une vache qui
l'a chargé puis piétiné
alors qu'il avait saisi son veau.
Mais le million de randonneurs
qui arpentent chaque année
la Suisse sont tout aussi menacés.
"ll y a de plus en plus
d'accidents", témoigne
M. Cossy: " typiquement
il s'agit de gens qui se promènent
avec leur chien car les chiens
affolent le bétail et
souvent la vache charge pour
se défendre. On assiste
alors à des mises à terre, à
des piétinements".
Dans ce cas le bon réflexe
est de lâcher le chien
qui court plus vite que la
vache et parvient généralement
à s'enfuir sans que son
maître soit inquiété.
Il faut également éviter
d'être derrière
un bovin, leur parler doucement,
éviter de courir et de
faire des gestes brusques.
Alors
qu'en est-il de nos fières
abondancières et autres
tarines ou comtoises? Elles
aussi sont-elles devenues guerrières?
La méfiance est-elle toujours
de mise quand le randonneur cherche
son cheminement en alpage au
milieu d'un troupeau?
Nous nous souvenons d'un cas
d'agression sur le GR5 vers la
ferme des Trables, limites communales
supérieures de Bernex,
Chevenoz et Vacheresse. La jeune
future énarque, victime
sans blessure, d'un assaut, n'avait
pas manqué de rédiger
un copieux rapport mettant en
cause sous-préfet, maires,
fermiers, baliseurs, syndicats
d'initiative etc... N'ayant pas
pu prouver avec exactitude le
lieu du fait divers, le dossier
fut classé sans suite...
Nous prenons à notre compte
ce sage conseil donné cet
été aux randonneurs
par un alpagiste des Aravis :
se balader avec une robuste trique
ou un bâton télescopique...
utile pour les rotules, mais
aussi pour écarter un
bovin trop curieux, ou mettre
en fuite une vipère souhaitant
partager le sentier...
Pour suivre ce dossier, nous
proposons
à nos amis lecteurs de
nous faire part de toute rencontre
plus ou moins amicale avec le
"peuple ruminant".
Georges Hyvernat
23-Mar-2007