Bienvenue
sur le site du
Comité Départemental
de la Randonnée
Pédestre de la Haute-Savoie 3 ave de la Plaine - 74000 ANNECY - tél/fax : 04 50 51 3926
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Parmi
de nombreux conseils, proposés
par le guide pratique du randonneur,
nous avons extrait les éléments
essentiels pour choisir un
bon
équipement.
Pour commander ce guide à la FFRP 14,95 €
Réputée
peu technique, la randonnée
requiert toutefois une certaine
condition physique, surtout
sur des itinéraires
difficiles ou longs. Elle suppose également
un minimum d'équipement
et de préparation. La
qualité
et la pertinence du choix du
matériel en fonction du
type de randonnée projetée
dicteront en grande partie le
confort de la marche et la sécurité des
personnes, dans un cadre naturel
qui ne saurait être complètement
exempt d'écueils.
Pour s'équiper, les randonneurs
doivent parfois affronter l'embarras
d'un choix difficile, tant l'offre
est devenue abondante, toujours
plus technique et segmentée.
Les critères de sélection
d'un matériel reposent
en partie sur le type de randonnée
pratiquée. Ils dépendent
aussi du constant compromis à
faire entre l'utilité d'un
produit, ses qualités,
et... le poids du sac ! Car en
randonnée, il faut presque
toujours tout porter...
D'ABORD LES PIEDS ! Les chaussures
De
bonnes chaussures de marche
constituent incontestablement
l'achat prioritaire... De la
juste estimation de l'usage
prévu (forme de randonnée,
nature du terrain traversé,
conditions climatiques probables)
découlera, dans un premier
temps, le choix du type de
chaussure le mieux adapté.
Il est
évident que selon le but
poursuivi - petites randonnées
sportives d'une journée
en plaine, ou longues randonnées
itinérantes en altitude,
par exemple - le choix ne se
portera pas sur la même
gamme de produits.
• Les chaussures de promenade et petite randonnée privilégient le confort, avec leur tige basse ou mi-haute, leur relative légèreté. Elles sont généralement en toile épaisse, plus rarement en cuir. Certaines sont dotées de membranes intérieures imperméables et « respirantes », autrement dit qui évacuent la transpiration.
PEUT-ON
RANDONNER EN CHAUSSURES DE
TENNIS?
Oui, on peut toujours... à
condition d'apprécier
de marcher la cheville non tenue
dans des pierriers, de glisser
dès qu'il y a une pente,
d'avoir les pieds trempés
par temps humide ou pluvieux,
de pouvoir compter, au bout d'une
heure de marche, tous les cailloux
du chemin sous la plante des
pieds, de transpirer abondamment...
En résumé, la marche
en chaussures de tennis ne peut
excéder de courtes promenades.
Remarque
: ne pas confondre chaussures
de tennis et chaussures spécifiques
à la course en montagne
"trail running".
Ces chaussures généralement
sans tige, sont très
techniques, légères
avec semelles sur "coussin
d'air", très adhérentes
au sol.
COMMENT
BIEN ESSAYER SES CHAUSSURES
?
• Les essayages sont à
effectuer de préférence
en fin de journée, lorsque
les pieds sont un peu gonflés,
fatigués et sensibles,
autrement dit dans une situation
proche des conditions réelles
de randonnée.
• Ne pas hésiter
à tester plusieurs marques
pour trouver le « chaussant
» qui vous con¬viendra
: tout n'est pas qu'une question
de pointure !
• Le pied droit et le pied
gauche étant rarement
identiques, il est indispensable
d'essayer les deux chaussures
ensemble.
• Quelques trucs pour choisir
la bonne pointure :
- Commencer par enfiler des chaussettes
de randonnée à bouclettes.
- Glisser le pied le plus en
avant possible dans la chaussure
délacée, jusqu'à ce
que les orteils touchent le bout.
L'espace libéré
derrière le talon doit
correspondre à la largeur
d'un doigt.
- Une fois la chaussure correctement
ajustée et lacée,
s'assurer que les talons sont
bien maintenus, sous peine d'ampoules
et d'irritations.
- Les orteils doivent être
à l'aise, ne pas être
compressés ni buter contre
le bout avant de la chaussure,
même dans les mouvements
simulant une descente.
• Chaussures aux pieds,
se promener dans le magasin en
variant les mouvements : monter
et descendre un escalier, grimper
sur un banc ou sur un tabouret,
etc.
• Une fois fait le bon
choix, ne jamais partir en longue
randonnée avec ses chaussures
neuves, mais prendre le temps
de les «
casser », c'est-à-dire
de les faire à son pied,
en les portant chez soi, dans
le jardin, puis durant de courtes
promenades.
•Pour le
tout-terrain et le trek, des
chaussures
à tige haute, tout cuir
ou mélange toile et cuir,
à semelles plus épaisses
et amortissantes, sont recommandées.
• Pour les randonnées
en montagne, en milieu humide
ou parfois enneigé, l'attention
doit être portée
sur des chaussures à tige
haute, très imperméables,
aux rebords conçus pour
la fixation de crampons.
•Il existe des chaussures
spécifiques pour les pays
chauds. Très légères,
elles ne conviennent cependant
pas pour de longues randonnées.
Quels que soient
l'objectif et les options retenues,
il faudra veiller, lors de
l'achat,
à ce que les chaussures
présentent les qualités
essentielles suivantes :
• Assurer une bonne adhérence
au sol
Fondamentale pour la sécurité
du randonneur, cette fonction
d'adhérence est remplie
par le cran-tage, plus ou moins
marqué, dessiné
sous les semelles. En terrain
varié, accidenté
ou pentu, une semelle de qualité
évitera au randonneur
de glisser sur des cailloux ou
dans l'herbe mouillée.
• Garantir un bon maintien
du pied et de la cheville
En assurant une plus ou moins
grande rigidité, plusieurs
facteurs contribuent à
stabiliser latéralement
le pied : la hauteur de la chaussure
sur la cheville (tige basse,
demi-haute ou haute), le matériau
employé, le type de montage
de la chaussure. Dans une descente
surtout, mais aussi déjà
sur terrain plat, le pied et
la cheville du ran¬donneur
sont soumis aux inégalités
du sol et à des ten¬sions
brutales. Le maintien de la cheville
devient d'autant plus nécessaire
que le terrain est accidenté.
Certaines chaussures sont équipées
pour offrir un laçage
rapide et autobloquant sur le
cou-de-pied, ce qui permet d'ajuster
et de sécuriser le serrage.
En terrain rocheux, dans les
pierriers, une protection des
malléoles contre les chocs
est aussi appréciable.
• Être imperméables
ou du moins protéger contre
l'humidité
Non seulement marcher longtemps
les pieds mouillés est
inconfortable et peut provoquer
un rhume ou de la fièvre,
mais cela augmente aussi les
risques de petites blessures
au pied et de gelures en montagne.
Un soin particulier devra être
porté
aux éléments suivants
:
o La nature de la tige extérieure
: si les matières synthétiques
sont de plus en plus utilisées
(toile en cordura par exemple),
un cuir suffisamment épais,
bien entretenu, demeurera toujours
très efficace. Seul inconv¬nient
du cuir : sa lenteur à
sécher. Très imperméable,
mais rigide, la coque plastique
est plutôt utilisée
en terrains neigeux et glaciaire.
ENTRETENIR
SES CHAUSSURES
Un bon entretien des chaussures
prolonge leur imperméabilité
et leur durée de vie.
Chaque matériau ayant
ses caractéristiques,
suivre les conseils d'entretien
du fabricant. Se rappeler que
les cuirs souples ne doivent
jamais
être graissés :
ce qui les rendrait poreux et
détériorerait les
coutures. Prendre la peine de
réimper¬méabiliser
périodiquement les lacets
n'est pas une précaution
inutile : à la longue,
ils pourraient mouiller la chaussure
par capillarité.
Les chaussures mouillées
doivent toujours être séchées
loin des sources de chaleur vive,
sous peine de durcir, de se déformer
et de perdre une partie de leurs
qualités. Un vieux truc
pour éviter qu'elles ne
déforment durant le séchage
consiste à les bourrer
de papier journal froissé.
Si elles sont très humides,
changer le papier au moins une
fois.
o La qualité
de la doublure intérieure
: ultime rempart contre l'humidité,
elle sera en cuir fin ou composée
de membranes microporeuses et
respirantes de type Sympatex*,
Gore-Tex® ou Novadry*, qui
empêchent le passage de
l'humidité.
o Les coutures : c'est le point
faible des chaussures, moins
il y a de coutures, mieux c'est.
o La présence de renforts
de caoutchouc : fixés
sur l'avant, le côté
et l'arrière de la chaussure,
ces renforts freinent les infiltrations
et l'humidité sur les
parties les plus exposées.
Pas d'illusion toutefois, aucune
chaussure de randonnée
ne restera imperméable
au-delà d'une heure de
marche en terrain trempé.
• Évacuer au mieux
la transpiration du pied
Fabriquée en cuir fin
ou en membranes microporeuses,
la doublure intérieure
favorise la circulation de l'air.
Elle
évite, en cas de transpiration
importante, que les pieds soient
durablement mouillés.
• Absorber les chocs et
amortir les inégalités
du sol
De l'épaisseur et de la
qualité de la semelle
extérieure, notamment
du talon - en caoutchouc ou en
synthétique - dépendra
la qualité de l'amorti.
Les semelles modernes tendent
à être de plus en
plus légères et
adhérentes, mais plus
tendres et moins durables. Un
plus pour certains produits :
la possibilité
de faire ressemeler au ses chaussures.
Dans la conception de la semelle,
la présence de couches
intercalaires peut améliorer
l'amortissement. Il est également
possible d'ajouter des semelles
ou des talonnettes intérieures
anti¬chocs, de type Sorbothane®,
visant à stabiliser le
pied et à améliorer
le confort en absorbant une partie
des chocs liés à
la marche. Ces semelles supplémentaires
peuvent soulager les personnes
sujettes aux tendinites. Différents
modèles, standards ou
adaptables
à la morphologie du pied,
sont disponibles sur le marché.
• Être solides et
durer quelques années
Les points faibles d'une chaussure
seront :
-La tige extérieure :
les matériaux à base
de polyester sont plus fragiles
à l'abrasion, le cuir
et les coques plastiques étant
les plus costauds.
- Les coutures : choisir des
chaussures dont les coutures
sont extérieures et apparentes,
elles se révèlent
les plus robustes ; les coutures
intérieures ont tendance
à être corrodées
par la sueur.
- La durabilité moyenne
des chaussures a diminué.
Exceptés quelques modèles,
il faut savoir qu'on n'achète
plus une paire de chaussures
pour vingt ans, mais pour quelques
années.
• Être confortables
et agréables
À qualité égale,
c'est le point principal. Cela
dépend de la morphologie
du pied et du chaussant de la
chaussure. À ce niveau,
il n'y a pas de mauvaise ou bonne
chaussure, mais une chaussure
qui vous convient, ou pas. Les
modèles dits féminins,
dotés notamment d'une échancrure
marquée au niveau du tendon
d'Achille, d'un support plantaire
plus élevé, d'un
talon compensé et d'un
chaussant plus étroit,
correspondent à de véritables
différences morphologiques.
LE SAC A DOS
Le
volume
La question du volume est le
premier critère à considérer
pour orienter son choix. Quantifiée
en litres, la contenance d'un
sac est directement liée
à l'emploi que l'on souhaite
en faire : un sac de 30 à
40 1 conviendra pour des sorties
à la journée ;
pour des randonnées de
quelques jours, qui nécessitent
davantage d'autonomie, un sac
de 50 à 60 1 pour une
femme, 60 à 70 1 pour
un homme sera approprié.
Les sacs de très grand
volume sont utiles pour le trek
ou des randonnées itinérantes
de 10 jours et plus.
Attention ! Plus on choisit une
grande contenance, plus on a
tendance
à charger le sac. Il ne
faut pas oublier de prendre en
compte le poids du sac à
vide qui s'ajoute à la
charge.
La conception
du sac
À partir de 35 l –
(45 l selon les marques), tous
les sacs à dos suivent
les mêmes principes de
fabrication : soutenus par une
armature interne, ils sont équipés
de bretelles rembourrées
ergonomiques, d'une ceinture
matelassée, de sangles
de rappel de charge et d'une
ceinture ventrale. Sur la plupart
d'entre eux, la hauteur de dos
est réglable.
Les différences entre
les sacs portent essentiellement
sur la qualité des matériaux
et sur l'aspect pratique et différencié
des aménagements de rangement
et de portage. Outre le confort,
ce sont la bonne répartition
des charges et la facilité
d'organisation et d'accès
qu'il faudra privilégier
: poches latérales, poche
filet frontale, poches de rabat
extérieures et intérieures.
Certains modèles offrent
une séparation intérieure
amovible, qui permet d'avoir
au choix un ou deux compartiments
principaux. Un accès direct
au compartiment inférieur
est possible grâce à
une fermeture à glissière
située en bas du sac.
Le porte piolet sera utile pour
des randonnées glaciaires.
Un sac étant presque aussi
souvent à terre que sur
le dos du randonneur, il est
soumis
à de nombreuses manipu¬lations.
Aussi est-il indispensable de
vérifier la solidité
des attaches de bretelles ainsi
que l'épaisseur du fond.
L'essayage
Au-delà de ses qualités pratiques et techniques, un sac à dos est comme un vêtement : il convient - ou ne convient pas - à la morphologie de chacun, en fonction de sa taille et de son ergonomie. Il faut donc essayer plusieurs modèles et procéder soigneusement aux réglages nécessaires, avec l'aide du vendeur si vous n'avez pas l'habitude. D'une conception légèrement différente, les sacs à dos féminins sont dotés d'un dos plus court, d'une large ceinture ventrale et de bretelles adaptées, ne gênant pas la poitrine.
• Pour
régler le sac à dos,
ajuster la hauteur du dos et
la longueur des bretelles.
Il vaut mieux égaliser
les bretelles avant de charger
le sac car cette opération
est rendue plus difficile par
le poids du sac.
• Le haut du sac, y compris
le rabat, ne doit gêner
les mouvements de la nuque.
• Le bas du sac doit se
caller naturellement au niveau
du bassin. Un sac trop grand
va battre au niveau des fesses,
gênant
considérablement la marche,
et rendre impossible le renvoi
du poids du sac sur le bassin.
Un sac trop court, empêchera
le bassin de jouer son rôle,
au détriment des épaules
et de la colonne vertébrale.
• La sangle ventrale doit
être ajustée au
niveau de l'os iliaque, et ne
pas serrer l'abdomen.
• Les petites sangles de
rappel de charge et la sangle
de poitrine, qui permettent d'équilibrer
la répartition du poids,
seront activées au début
et au cours de la marche, en
fonction de la charge et du terrain.
Dans les montées, soulager
un peu le bassin et charger un
peu plus les épaules.
Dans les descentes au contraire,
où
l'objectif est d'avoir le centre
de gravité le plus bas
possible pour être bien
stable, abaisser le poids du
sac au niveau du bassin et ajuster
la ceinture ventrale et la sangle
de poitrine pour éviter
le ballant.
LES CHAUSSETTES
Loin
d'être secondaire, le
choix de bonnes chaussettes
de randonnée a son importance.
En effet, malgré
de bonnes chaussures, le fait
de marcher avec des chaussettes
standards ou inadaptées
peut s'avérer très
vite handicapant, avec notamment
l'apparition d'ampoules ou de
gênes spécifiques.
Parmi les modèles à
éviter, on peut citer
les chaussettes dites de sport
bas de gamme, ou sans talon préformé,
en acrylique, ou encore les modèles
à côtes, souvent
irritantes à terme. Privilégier
la bouclette... Pour la pratique
de la randonnée, le haut
de la chaussette doit être
ajusté au mollet, sans
comprimer la circulation san¬guine.
La composition sera choisie en
fonction de l'usage prévu,
de la commodité et du
confort souhaités :
o Le coton apporte douceur et
résistance à l'usage.
Il a pour inconvénient
de mal évacuer l'humidité
et de sécher lentement,
ce qui peut être gênant
en randonnée de plusieurs
jours.
o Les nouvelles fibres synthétiques
à base de polyester évacuent
efficacement l'humidité
et sèchent rapidement,
ce qui est un facteur non négligeable
pour une randonnée itinérante.
Bien adaptées aux chaussures
dotées de membranes intérieures
dites respirantes, certaines
comportent d'autres fibres de
type Élasthanne®,
Lycra*, etc. qui améliorent
leur souplesse et leur maintien.
o La laine est chaude, mais a
le désavantage de garder
l'humidité.
o Les mélanges coton/fibres
polyester ou laine/fibres polyester,
en associant différentes
qualités, représentent
un bon compromis.
D'autres types de chaussettes
existent : agréables pour
leur confort, les chaussettes
doubles risquent cependant de
sécher lentement et de
s'abîmer plus facilement.
D'autres produits valent la peine
d'être essayés comme
les chaussettes anatomiques droite
et gauche, les chaussettes ayant
subi un traitement antibactérien
pour les pieds ayant tendance
à transpirer !
LES VÊTEMENTS
Depuis
quelques années, la
mode s'est emparée de
l'acti¬vité
nature/randonnée et l'offre
dans les rayons s'est multipliée,
s'affichant partout, à
la campagne comme en ville. Il
ne faut cependant pas tout confondre,
et savoir distinguer la tenue
confortable et décontractée,
de l'équipement pratique
et polyvalent. Pour la randonnée,
vous gagnerez un réel
confort en choisissant des vêtements
dotés d'un minimum de
technicité, choisis dans
la gamme dite des vêtements
de montagne.
Le corps du randonneur a deux
ennemis : lui-même - sa
propre chaleur et l'humidité
dégagées lors de
l'effort - et les conditions
climatiques extérieures.
On peut être aussi bien
trempé par sa propre transpiration
que par une bruine persistante
ou une violente averse. Les fibres
synthétiques modernes
sont maintenant véritablement
performantes : elles permettent
de conserver la chaleur tout
en
évacuant l'humidité.
Elles sont imperméables
et respirantes, légères
et robustes...
Le système dit des 3 couches
Devenu fondamental dans l'habillement
pour la pratique des activités
de nature, ce principe multicouche
se déclinera selon les
conditions climatiques dans lesquelles
on se trouve.
• Le sous-vêtement
porté sur la peau (important)
a pour fonction d'offrir une
certaine protection thermique
et surtout d'absorber et d'évacuer
la transpiration. Tout cela est
rendu possible aujourd'hui par
les chemises ou tee-shirts en
fibres synthétiques qui
présentent aussi l'avantage
de sécher rapidement.
Il vaut mieux renoncer aux sous-vêtements
de coton qui respirent mal et
gardent la sueur.
• La deuxième couche
conserve la chaleur : pull, sweat
ou veste polaire. Comparativement
à la laine, les fibres
polaires sont plus respirantes,
légères et d'un
séchage facile. En revanche,
sauf conception spécifique,
elles sont inefficaces face au
vent et ne sont pas imperméables.
Elles sont plus ou moins chaudes
selon leur grammage, de 100 g/m2
à 300 g/m2.
• Le vêtement imperméable
et coupe-vent constitue la troisième
couche. Quoique économique
et léger, le classique
coupe-vent de type K-Way* ne
convient pas pour la randonnée
: il ne restera imperméable
sous la pluie que durant une
demi-heure au maximum, et se
révélera vite un
vrai sauna dans l'effort car
il n'est pas respirant. Les coupes-vent
avec enduction (enduits) sont
un peu plus performants et solides,
et des renforts aux épaules
peuvent améliorer leur
imperméabilité.
Capes de pluie et guêtres
Les
capes de pluie -ou poncho -
constituent une solution tentante
en cas d'intempéries,
protégeant l'ensemble
du corps et du sac à dos.
Leur longueur peut toutefois
s'avérer gênante
sur des sentiers abrupts ou
herbus. Elles peuvent aussi
devenir encombrantes en cas
de vent, et surtout provoquer
un ruissellement permanent
sur les jambes ou les chaussures
par forte pluie. Les guêtres
(ou stop-tout) sont alors recommandées,
et certains randonneurs choisissent
de garder leur pantalon au
sec et de marcher en short
sous la cape. Destinées
avant tout
à protéger le haut
et la tige de la chaussure de
l'eau et de l'humidité
qui pourrait y pénétrer
- rosée matinale ou milieu
enneigé - les guêtres
sont également appréciables
pour se protéger du sable
et de la poussière, dans
les pierriers par exemple ou
sur des sentiers côtiers.
Une vraie protection sera apportée
par les vestes comportant une
membrane de type Sympatex* ou
Gore-Tex* ou d'autres membranes
comparables, à la fois
imperméables et respirantes.
De type ultra léger, ou
2 couches, ou 3 couches, les
produits diffèrent par
leur poids, leur solidité,
leur performance, leur compressibilité,
et leur prix. Le principal inconvénient
de ce type de veste réside
dans son prix élevé
(150 € en entrée
de gamme) et dans sa relative
fragilité. Un peu de soin,
ajouté
d'un entretien spécifique,
est requis.
Pour obtenir une bonne imperméabilité,
il faut aussi examiner certains
détails :• Les coutures
(le point faible) peuvent être
rendues
étanches par thermosoudage,
notamment aux épaules.
• Un double rabat de protection
sur la fermeture glissière
de la veste est un plus.
Les guêtres constituent
une bonne protection contre le
sable et l'humidité. Photo
NV.
• La capuche tempête
doit être à la fois
enveloppante et bien ajustable.
• Des poignets réglables
évitent la pénétration
de l'eau.
Le degré de confort sera
fonction des matières
utilisées, plus ou moins
souples, de la coupe, des manches
préformées, de
la conception des poches, des
repose-mains, etc.Les
pantalons•Pour
les randonnées en plaine
ou en faible altitude, les modèles à jambes
amovibles offrent deux produits
en un : short et pantalon. Confortables,
bien coupés, parfois extensibles,
ils ont bien oublié leurs
défauts de jeu¬nesse,
mais ils demeurent trop légers
et fragiles pour la randonnée
en montagne.
•Pour les marches en altitude,
il est préférable
de se munir de pantalons en élasthanne,
renforcés aux fesses et
aux genoux, et « déperlants
», pour résister
aux premières gouttes
de pluie.
• Pour les longs parcours,
un surpantalon imperméable
peut s'avérer utile.
Quel que soit le type de randonnée,
le « Jean » est à
éviter : trop lourd, il
gêne les mouvements de
la marche et sèche très
lentement.
LES AUTRES ÉQUIPEMENTS INDIVIDUELS
Les
lunettes
Loin
d'être un gadget, la
paire de lunettes est indispensable,
été comme hiver,
notamment en montagne, pour protéger
les yeux des UV A et UV B. Les
lunettes de catégorie
3 ou 4 assurent une protection
maximale. Les modèles
de montagne comportent en général
des protections latérales.Le
choix du couvre-chef Les
bobs classiques sont légers
et bon marché, mais protègent
mal, laissant le visage et la
nuque exposés aux rayons
du soleil. Les chapeaux à
large bord procurent une bonne
protection, mais sont moins pratiques
: difficiles à ranger,
ils peuvent aussi s'envoler.
Le choix le plus fonctionnel
est celui des casquettes dotées
d'un protège nuque, amovible
ou incorporé.La
gourde, sinon rien ! Indispensable,
la gourde existe maintenant sous
deux formes. La gourde traditionnelle
rigide, en aluminium ou en plastique
isolant, est robuste, facile à nettoyer
et peut contenir tous les types
Prévoir un minimum de
1,5 I d'eau par personne et par
jour.
de boissons, chaudes ou froides.
Linconvénient est qu'il
faut s'arrêter pour la
sortir du sac et boire, aussi
souvent que l'on a soif ! Cautre
type de gourde se présente
sous la forme d'une poche plastique
souple, prolongée par
un tuyau et une pipette qui facilite
une bonne hydratation par la
possibilité
de boire tout en marchant. Mais
elle est plus chère, fragile
et d'entretien moins facile.Les
bâtons de marche
Les bâtons contribuent à
soulager les jambes à la
montée - et plus encore
à la descente - à
amortir les chocs et à
faire participer activement les
bras au mouvement cadencé
de la marche. La plupart sont
télescopiques (d'où
l'importance, dans le choix du
matériel, de la fiabilité
du système de serrage)
et dotés de rondelles
interchangeables en fonction
du terrain, ce qui les rend utilisables
pour la pratique de la raquette à neige.
Privilégier les modèles
équipés d'amortisseurs
de choc améliore le confort
de la marche.
ÉQUIPER LES ENFANTS
Les enfants
grandissant vite et marchant
relativement peu, on peut avoir
la tentation de ne pas les équiper
spécifi¬quement
pour la randonnée. Une
paire de bonnes tennis, à
la semelle assez épaisse
et crantée pourra effectivement
suffir pour marcher épisodiquement
une heure sur de bons chemins.
Au-delà, il vaut mieux
équiper l'enfant de véritables
chaussures de marche et d'un
vrai sac à dos avec un
dos rembourré
et une sangle ventrale. Il aura
aussi besoin de vêtements
de protection efficaces contre
le froid et la pluie et de bonnes
lunettes de soleil.
Pour partir vraiment léger
en complète autonomie,
il existe des alternatives à
la tente classique, d'un confort
évidemment plus sommaire
:
• la tente spéciale
raid/orientation (1,5 kg pour
deux personnes),
• l'abri de bivouac (700
à 900 g pour une personne),
• et pour ceux qui préfèrent
dormir à la belle étoile,
le sursac, à choisir impérativement
en matériau limitant la
condensation (Sympatex'ou équivalent).
LA TENTE
Le
premier critère de sélection
d'une tente pour la randonnée
est son poids, qui ne devra
pas excéder 1,5 kg'par
place.
Tunnels ou igloo ? Les deux modèles
ont leurs adeptes. Pour résumer,
les tentes dites tunnels sont
légères et rapides
à monter ; les modèles
de forme géodésique
(dites tentes igloo) ont une
meilleure stabilité et
résistance au vent.
Pour camper plusieurs nuits,
ou en cas de mauvais temps, les
tentes comprenant une ou deux
absides offrent un confort complémentaire
: l'espace de l'abside peut être
mis à profit pour entreposer
ses affaires et son sac, se changer,
au besoin faire la cuisine. Certaines
tentes sont remarquablement légères
et bien adaptées à
une randonnée rapide ou
en solitaire, mais au détriment
du confort et parfois de la solidité.
D'autres présentent l'intérêt
de pouvoir être montées
d'abord par le double toit, ce
qui est appréciable en
cas de montage (ou démontage)
sous la pluie.
Dans une gamme de produits devenue
très complète,
les points à vérifier
seront les suivants :
• l'efficacité de
la ventilation et la qualité
respirante de la toile - la condensation
peut tremper entièrement
l'intérieur d'une tente
;
• l'imperméabilité
et la résistance du tapis
de sol ;
• l'étanchéité
des coutures du toit et du double
toit ;
•la solidité des
arceaux -l'aluminium est plus
léger et résistant
au gel que la fibre.
Selon la destination choisie
et les conditions climatiques
attendues, vérifier ou
non la présence de larges
moustiquaires et celle d'un tapis
de sol « cuvette
» - ou de toile à
pourrir - protégeant bien
de l'eau ruisselant sur le sol...UN
DRAP, POURQUOI PAS ? Le
drap intérieur (appelé
familièrement sac à
viande) assure une meilleure
hygiène en cas d'usage
prolongé
ou répété
du sac de couchage. Il est utile
pour dormir en gîte ou
en refuge. Enfin, s'il est en
fibre polaire, il permet de gagner
quelques degrés, précieux
en cas de froid nocturne.
LES SACS DE COUCHAGE
Pour
la randonnée, mieux
vaut adopter un sac de couchage
de forme sarcophage qui, à
poids égal, tiendra plus
chaud qu'un sac de forme couverture.
L’attention portera surtout
sur le matériau de garnissage
- plume ou fibres synthétiques
- en fonction de l'utilisation
prévue. Le duvet, d'oie
de préférence,
est plus com¬pressible et
plus chaud. À performances
thermiques
équivalentes, par exemple
pour des températures
ambiantes allant de -1 à -16 °C,
un sac de couchage en duvet pèsera
environ 1,1 kg contre 1,8 kg
pour un sac en synthétique.
Et le duvet demeure inégalé
pour les grands froids. Mais
le gain de poids et le confort
douillet ont un prix, le sac
en duvet coûtant en moyenne
le double d'un sac en synthétique.
Plus abordables, les fibres synthétiques
ont fait de spectaculaires progrès
en terme de compressibilité
et de performance thermique.
Elles absorbent moins l'humidité
et sèchent plus vite,
ce qui constitue un avantage
non négligeable pour ran-donner
plusieurs jours dans des milieux
humides.
Quelle que soit la nature du
matériau, les performances
thermiques varient d'un modèle à l'autre.
Les conditions d'utilisation
optimales de chaque modèle
sont en principe indiquées
par le fabricant, mais souvent
de façon un peu optimiste
: un sac conçu pour des
températures allant de
- 3 à -16 °C sera
en fait efficace jusqu'à -
5 ou - 6 °C.
Les
équipements de sécurité
L’ORIENTATION
La
boussole
Les
boussoles à plaquette
simple sont facilement positionnables
sur la carte, leur lecture
est favorisée par
une lentille loupe incorporée.
La présence d’un
miroir de visée simplifie
grande¬ment le repérage
sur le terrain. Toutes comportent
un réglage de la déclinaison
magnétique. Les plus
sophistiquées ont
un cadre d’échelle
internationale permettant
le traçage sur carte,
d’après les
coordonnées UTM livrées
par le GPS.
L’altimètre
Aux
classiques modèles
mécaniques
à aiguilles se sont joints
les modèles électroniques
plus précis, aux multiples
fonctionnalités, mais
plus fragiles et sensiblement
plus chers. Classique ou électronique,
choisissez un modèle compensé
en température et évitez
les altimètres de début
de gamme, limités à
4 000 m d’altitude. Si
vous optez pour un modèle électronique,
ne lésinez pas sur la
qualité
des piles, à retirer en
période de non-utilisation.
Le GPS
Le GPS a ses avantages et ses
inconvénients ; il
ne doit pas gommer une bonne
connaissance de la carte
et une bonne utilisation
de la boussole, suffisantes
pour la pratique habituelle
de la randonnée.
Les GPS sont conçus avec
ou sans cartographie intégrée.
Les randonneurs peuvent se contenter
des seconds. La plupart des produits
actuellement sur le marché
se valent au niveau étanchéité,
robustesse et poids (entre 150
et 300 g) et l’on peut
toujours y ajouter une carte
rr échéant. Ce
sont les fonctionnalités
- et le prix - qui dicteront
le choix.
CHOISIR
SON GPS
Si on n’est
pas encore familiarisé
avec l’instrument, voici
quelques critères pour
choisir son premier GPS.
• Préférer
un modèle à 12
canaux parallèles, pouvant
recevoir simultanément
12 satellites, plutôt qu’un
modèle séquentiel,
ne recevant qu’un satellite à
la fois.
• Un minimum de 500 way-points
est nécessaire pour pouvoir
mémoriser suffisamment
d’itinéraires ou
de tracés.
• Nombre de routes : 20
routes minimum.
• Bases de données
et cartographie : ne cherchez
pas un GPS disposant d’une
base de données intégrant
les cartes au 1/25 000 ; cela
n’existe pas. Les bases
de
données et carto-graphies
intégrées visent
plutôt
des services connexes à
la randonnée : cartes
routières, plans des villes,
hôtels et restaurants,
calcul des périodes optimales
de chasse et de pêche,
périodes de pleine lune,
etc.
• Autres fonctions parfois
pro¬posées : altimètre,
boussole (ou compas électronique),
téléphone avec
WAP Cela se discute : si l’appareil
tombe en panne, tout tombe en
panne...
• Autonomie : c’est
un point important, et à
l’heure actuelle, l’une
des faiblesses du GPS. À
quelques exceptions près,
la plupart des modèles
offrent entre 10 et 20 heures
d’autonomie. Plus l’appareil
dispose de fonctions, plus il
consomme d’énergie.
Si vous comptez partir loin,
attention au standard des piles,
dont certains sont introuvables
hors de France ou d’Europe.
• Affichage : les cristaux
liquides gèlent à
partir de - 20 °C.
• Connexion : il serait
dommage de ne pas pouvoir coupler
son GPS avec un ordinateur.
• Pour ne pas manquer d’énergie,
il existe des GPS avec panneaux
solaires portables permettant
de passer auto¬matiquement
en alimentation solaire lorsque
le temps le permet, et donc d’économiser
les piles. Moins perfectionné,
plus rustique, mais toujours
disponible : l’huile de
coude ! Les chargeurs manuels
de type gyrosoopique permettent
de faire fonctionner votre GPS
ou votre téléphone
portable durant quelques précieuses
minutes. Il suffit de tirer vigoureusement
la ficelle !
23-mar-07