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sur le site du
Comité Départemental
de la Randonnée
Pédestre de la Haute-Savoie 3 ave de la Plaine - 74000 ANNECY - tél/fax : 04 50 51 3926
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CONDUITE A TENIR EN CAS D'ACCIDENT EN RANDONNEE
L'accident dû à une cause objective (fatalité) est bien moins fréquent que l'accident conséquence d'une faute humaine: mauvais équipement, mauvaise forme, imprudence... Néanmoins, malgré une bonne prévention, un groupe de randonneurs peut être confronté à une situation d'accident qu'il va falloir maîtriser avec la meilleure efficacité (importance d'une formation aux premiers secours).
Le
responsable du groupe (ou un
adjoint s'il est blessé)
devra évaluer rapidement
mais calmement la situation :
dangerosité pour le groupe,
nombre de blessés, degré
de la gravité des blessures.
En fonction des circonstances,
la situation sera réévaluée
toutes les 15 à 30 minutes.
Si le ou les blessés peuvent
encore marcher, ne souffrant
que de contusions ou d'entorses
bénignes, il sera possible
avec les moyens du bord (pansements,
bandages, refroidissement local...)
de poursuivre la randonnée
sans faire intervenir les secours.
Si le blessé se trouve
dans un endroit difficilement
accessible ou exposé,
il vaut mieux ne pas jouer les
héros et attendre les
secours demandés.
Les
professionnels du secours en
montagne préconisent
de faire appel à leur
aide pour une évacuation
d'urgence (hélicoptère
si le temps le permet) dans
les cas suivants:
- Traumatisme crânien avec
perte de connaissance même
brève,- Traumatisme de
la colonne vertébrale
avec signes neurologiques au
niveau des membres
(troubles de la sensibilité,
paralysies),
- Défaillance circulatoire
ou respiratoire (état
de choc, pouls imprenable, pâleur,
refroidissement),
- Suspicion de fractures (thorax,
membre inférieur, bassin)
= douleur aigué, déformation
d'un
membre avec impotence.
Dans l'attente des secours, on
évitera tout déplacement
inutile du ou des blessés,
il faudra l'étendre sur
des sacs à dos que l'on
aura vidés, en position
latérale de sécurité
s'il est inconscient, dans la
mesure où l'on ne suspecte
pas de fracture vertébrale.
Le couvrir de vêtements
chauds et d'une couverture de
survie. Proposez une boisson
chaude sucrée, non alcoolisée
en l'absence de nausées
et vomissements. En
cas de saignement important,
faire un pansement compressif
avec ce que l'on a sous la
main, mais proscrire le garrot.
Toujours rassurer et garder son
calme ce n'est.............pas
facile!!
L'intervention des secours peut
parfois se justifier du fait
de l'heure tardive, des conditions
météos défavorables,
de la transformation de la neige,
de risque de chutes de pierres.
Cette situation devrait être
exceptionnelle si l'on a bien
géré sa randonnée
dans le temps.
Evacuation
d'un blessé dans
une zone de Lapiaz -
D.Pertuiset |
En
pratique, quels moyens mettre
en oeuvre pour donner l'alerte
avec le maximum de précisions
sur la gravité de la
situation, le nombre de blessés
graves et les coordonnées
du lieu de l'accident?
Il semble que le téléphone
portable fasse actuellement partie
de la panoplie des moyens utilisables,
mais en montagne les conditions
ne sont pas toujours favorables
pour transmettre un appel, aussi,
assez souvent il faudra recourir
à un ou deux messagers
qui gagneront un refuge s'il
en existe un à proximité
ou tout autre lieu d'où
un appel peut être émis:
Tél.Secours en montagne
pour la Haute-Savoie le 18 ou
le 112
Rappelons
les signes conventionnels de
demande de secours:
- Les deux bras levés
formant un Y avec le corps,
- Une fusée rouge
- Un tissu rouge à couronne
blanche,
- Une lampe ou un miroir émettant
6 éclats par minute,
- Un sifflet émettant
6 coups par minute.
Un seul bras levé pour
signaler que tout va bien. Lors
de l'arrivée de l'hélicoptère
faire le signe de demande de
secours, ranger tout oe qui peut
s'envoler, baliser l'aire d'atterrissage
et s'écarter. En conclusion,
en montagne comme en mer, la
soidarité
devra s'exprimer au mieux que
la situation soit jugée
grave ou non.
Maurice CHAPOULIER Médecin du CODERANDO 74  
23-Mar-2007